ACTUALITES
10 décembre 2004 - France-Allemagne Vétérinaire au sommet de l'Etat
29 avril 2005- 20ème anniversaire du jumelage Nantes-Gießen
Réponse de M. Axel Reich, premier conseiller à l'ambassade d'Allemagne à Paris
Message du Pr Dietrich Weyrauch (Freie Universität Berlin Fachbereich Veterinärmedizin)
Le président Desbois à l'honneur
Echange Nantes-Gießen/avril 2006
Remise du diplôme d'honneur de l'ENVA au Pr Weyrauch (Faculté de Berlin)
Message du président André Bord
FRANCE-ALLEMAGNE VETERINAIRE AU SOMMET DE L'ETAT

Dans la prestigieuse salle Colbert du Palais-Bourbon (Assemblée nationale) s'est tenu le 10 décembre dernier le Colloque vétérinaire franco-allemand dans le cadre du 40ème anniversaire du traité de l'Elysée pour l'amitié franco-allemande, signé par le général de Gaulle et le chancelier Adenauer.
Thème : Des jumelages des Ecoles nationales vétérinaires vers une Université franco-allemande.
Objectif : intensifier entre la France et l'Allemagne la coopération en matière de formation vétérinaire au delà des actions bilatérales initiées par l'association france-Allemagne Vétérinaire.
Organisateurs : le Pr Michel Thibier, directeur général de la DGER (Direction Générale de l'Enseignement et de la Recherche au ministère de l'Agriculture), le Pr Patrick Bénard, inspecteur général, et leurs collaborateurs respectifs, avec l'appui discret du député Jacques Godfrain.
Assistance : 200 personnes de toutes les régions de l'Hexagone et de la République fédérale (Berlin, Leipzig, Munich, Giessen, etc...) et notamment, autour du président Desbois (ovationné à plusieurs reprises), le Dr Jürgen Esslinger, co-président d'honneur, le Dr Pierre Haas, président délégué, le Pr Denise Rémy, vice-président, et la "vieille garde" des anciens, Petermann, Blondeau, Châtré, Morelon, Fredet; un absent de marque excusé, le Pr Dr Hagenlocher; une importante délégation du Conseil général vétérinaire; le Dr Sättler, premier conseiller de l'ambassade d'Allemagne à Paris; le Dr Marcel Wanner, président de l'Association européenne des établissements d'enseignement vétérinaire; les directeurs et professeurs de nos E.N.V.; le Dr Christian Rondeau, président du Conseil supérieur de l'Ordre national des vétérinaires; M. Herbillon, député-maire de Maisons-Alfort, et bien d'autres personnalités qui me pardonneront de ne pas les avoir nommées ici.
Interventions : Le colloque est ouvert par Mme Tanja Mindermann, fonctionnaire allemande détachée au cabinet de M. Dominique Bussereau, notre actuel ministre de tutelle. Dans un parfait bilinguisme, elle insiste sur le grand intérêt que porte le ministre à la langue et à la culture allemandes ainsi qu'au thème retenu pour cette journée. Il n'y aura pas moins de 18 interventions, diligentées par le Pr Bénard, et notamment :
- le Pr Henri Brugère parcourt 20 années de jumelages.
- le Dr Isabelle Chmitelin, chef de la mission de coordination sanitaire internationale à la DGA et le Dr K. Swabenbauer, ont comparé successivement l'organisation centralisée "à la française" et la complexité allemande générée par les articulations Länder-niveau fédéral.
- deux étudiantes allemandes ont évoqué avec bonheur leur stage ERASMUS à Lyon et souhaitent avec insistance la création d'une université vétérinaire franco-allemande : un point fort.
- le Dr Isabelle Guillot se taille un beau succès, émaillé de gaité festive, dans la relation de son bi-doctorat à Toulouse et Munich... avec un bébé en prime.
- Intervention également également remarqué de notre ami le Pr Weirauch, professeur d'anatomie à Berlin.
- le Pr Denise Rémy, de l'ENVL, fait en allemand un brillant exposé sur la soutenance comparative des thèses.
- le Dr Christian Rondeau, président de l'Ordre national, se fait avec humour le chantre des professions libérales.
- Mme Buffière, de l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, nous brosse un portrait de son si important organisme, pierre angulaire de nos activités.
- Enfin, le directeur de cabinet de M. Nicolas Forissier, secrétaire d'Etat à l'Agriculture, clôt ce colloque en exprimant avec enthousiasme (et dans les deux langues) les suites à donner à ces magistrales réflexions.
Retenons surtout qu'il existe une réelle volonté de création d'une UNIVERSITE FRANCO-ALLEMANDE VETERINAIRE et d'un diplôme européen, volonté rencontrée aussi bien chez nos étudiants que chez les hauts responsables POLITIQUES, ADMINISTRATIFS et PROFESSIONNELS. Il faut donner un grand coup de chapeau aux Prs Thibier et Bénard pour cette magistrale réalisation, ainsi, bien entendu, qu'à notre président-fondateur dont l'idéal actif, obstiné, a porté ce jour de décembre 2004 notre association au sommet de l'Etat.
René FREDET (extrait de la Lettre de France-Allemagne Vétérinaire n° 24)
Lors de la rencontre annuelle 2005 à Trèves, le Pr Patrick Bénard a présenté un diaporama concernant ce colloque, avec une "explication de texte" remarquable. Qu'il en soit ici vivement remercié. C'est ce diaporama que nous vous proposons ici. Vous y verrez quelques photographies de l'assistance et des intervenants, ainsi que le titre des différentes interventions. Pour ouvrir et telecharger le diaporama, il faut disposer de Powerpoint, et cliquer ici :DIAPORAMA.Ne tenez pas compte d'éventuels messages en cours de téléchargement.
Le 20ème anniversaire du jumelage de l'ENVN avec la
Faculté Vétérinaire Justus-Liebig de Gießen fait partie intégrante du
patrimoine moral de FDV. La cérémonie officielle s'est déroulée le
vendredi 29 avril 2005 dans l'amphithéâtre d'honneur de la Faculté
Vétérinaire.
La délégation française, conduite par le Pr Michel THIBIER, directeur
général de l'Enseignement et de la Recherche au Ministère de
l'Agriculture, était composée des Prs SAI, directeur de l'ENVN, GOGNY,
responsable des programmes Socrates, PUYT, responsable du jumelage,
BETTI, de Mme MUNSTER, attachée au service du jumelage, du Dr DESBOIS,
président de FDV, et d'une vingtaine d'étudiants nantais en séminaire
bilatéral annuel, institutionnalisé grâce à l'OFAJ. La présence
allemande était très importante, incluant en sus des doyens de
l'Université Justus-Liebig et de la Faculté Vétérinaire, tous les
doyens s'étant succédé depuis le jumelage, les professeurs de la
Faculté, ainsi qu'une importante participation étudiante. Cette journée
avait été organisée par le Pr LEISER qui, depuis 1 an, n'avait ménagé
aucune peine, aucun effort pour sa réussite.
La première intervention fut celle du doyen de l'Université, suivie de
celle du Pr REINACHER, doyen de la Faculté Vétérinaire, du Pr THIBIER,
DGER, qui a rendu un profond hommage à ce jumelage, évoquant la journée
vétérinaire franco-allemande du 10 décembre 2004 à l'Assemblée
Nationale, dont il avait confié l'organisation au Pr BENARD, en
rappelant que son objectif demeurait "l'Université franco-allemande". L'intervention du président DESBOIS (en
allemand) peut se résumer en 4 points : 1/ Les raisons d'un
engagement franco-allemand. 2/ Comment et pourquoi il a engagé cette
action. 3/ Les jumelages dans leur ensemble et Nantes-Gießen en
particulier, avec un hommage appuyé pour les Prs CUQ, SCHONER,
FROMAGEOT et FRESE, qui ont répondu "présents" dès la première heure,
pour le Secrétaire-général H.G. PETERMANN, et le pour Dr Charles
MÉRIEUX pour son soutien personnel. 4/ Appel aux étudiants. Cette
intervention fut longuement saluée. Se succédèrent ensuite à la tribune
les Prs FROMAGEOT et FRESE qui, pendant 15 ans, développèrent dans
l'efficacité, l'amitié et la modestie, cette coopération exemplaire
qui, rappelons-le, n'aurait pas existé sans l'OFAJ. Un compétition
Nantes-Gießen "questions-réponses" fut présentée avec humour par les
étudiants... Il est facile d'en deviner les thèmes... comparatifs !
La clôture de cette cérémonie appartenait au Pr PUYT qui, tout en
relevant les insuffisances, énuméra et présenta toutes les possibilités
nouvelles ouvertes grâce au niveau actuel des télécommunications et
parmi elles les télé-conférences, les télé-transmissions cliniques et
opératoires, etc... Ouverte à 10 h, cette matinée s'achevait ... à 13 h
30 sans que l'on ait vu passer le temps.
Merci à ce jumelage Nantes-Gießen qui est une part de notre âme et qui
illustre parfaitement le rôle que FDV y a joué et la place qu'elle y
tient.
André DESBOIS
Message du président Desbois aux
amis allemands après le résultat du référendum du 29 mai 2005 portant
sur l'adoption du traité constitutionnel européen
A NOS FRÈRES EUROPÉENS D'ALLEMAGNE,
Au soir de ce jour, voici nos premiers sentiments : nous les européens
de France avons honte de la France, nous avons honte pour la France;
est-il possible qu'un peuple commette une telle erreur... 1852, 1933
n'en sont-elles pas des preuves évidentes '
La stupeur passée, vient le temps de la réflexion :
les médias de toute l'Europe regroupent toutes nos hypothèses,
confirment nos analyses: pour une part minime de souverainistes, pour
une part non déterminable représentant les forces du mal, constantes et
destructrices, la majorité du peuple de France, conduite par des
politiciens dévoyés mais habiles, a fait passer, en une occasion aussi
rare qu'un référendum, ses problèmes, ses soucis, ses angoisses, ses
peurs, son mal vivre avant l'intérêt de l'Europe. Tout ce qu'elle avait
créé, apporté et contenait d'espoir a été occulté, pendant que tous les
problèmes, les inquiétudes étaient attribués à l'Europe existante et
rejetés sur cette proposition d'amélioration d'Europe. Ce détournement
de l'Europe pour des règlements de comptes nationaux est pour nous
l'objet d'une indignation sans nom.
Le 1er juin 2005, 3 jours après le tsunami, le séisme
français, tel une onde de choc, arrive le résultat hollandais: et c'est
encore le détournement de l'Europe au profit d'autres objectifs
nationaux. Les médias continuent à relever les erreurs, les fautes
commises. Les politiciens sont des hommes, et l'erreur étant humaine,
ils n'y échappent pas. Il leur appartient désormais, à eux ou à
d'autres, de faire renaître cet espoir que porte l'Europe, de réparer
ce qui a été défait ou mal fait, et chacun sait que ce sera long et
dur, mais un sentiment de profonde injustice plane sur l'Europe entière
: pourquoi deux procédures de ratification '
Le Traité de l'Élysée, depuis 1963, unanimement
reconnu comme incontestable, est un cadre unique pour les relations
entre deux Nations. Malgré d'inévitables ratés, il n'a jamais cessé de
fonctionner, quelques soient les couleurs politiques en place dans
chacun de nos deux pays : le voici encore une fois à l'épreuve. l'OFAJ
(DFJW) en est un outil essentiel, et nous pouvons en témoigner. En
outre il nous permet d'introduire dans notre relation bilatérale les
autres pays acteurs européens.
Tout ce qui existe dans ce Traité est l'âme de
l'Europe, et rien ne se fait sans âme; c'est bien cette absence d'âme
qui a caractérisé ce 29 mai 2005. En tant que PERE de cette relation
vétérinaire dont FDV est l'âme, je me dois de vous adresser, en ces
moments pénibles pour nous, Européens de France, de la part de tous vos
amis, nos amitiés, nos salutations et notre gratitude pour toute la
part que votre pays, notre pays frère, prendra à rétablir,
poursuivre l'organisation de notre continent sur la voie démocratique
souhaitée par le plus grand nombre.
André Desbois
Réponse de M. Axel Reich, premier
conseiller à l'ambassade d'Allemagne à Paris
(réponse faite en français et non
modifiée)
Monsieur le Président, cher Docteur,
Je vous remercie de m'avoir fait part de vos réflexions concernant le
vote en France. Je crois que j'aurais voté pour la constitution mais en
même temps le résultat n'est pas de quoi avoir honte. Quand
les citoyens ne suivent plus la politique ce ne sont pas les citoyens à
échanger.
Je comprend bien l'argumentation d'un des mes amis, qui m'a dit 'quelle
erreur de faire voter les gens pour une constitution sans en même temps
dire quel en sera le champ d'application'. C'est le devoir de nos
hommes et femmes politiques.
Les dix c'est une tâche énorme. Et ajouter les Balkans (30 millions de
personnes qui n'ont que la moitié des revenus des Polonais seulement,
en Roumanie et en Bulgarie) ! Est ce-que nous pouvons approfondir
l'Union avec ses nouveaux, est-ce que nous pouvons supporter les
migrations qui en naîtront ' 10 ans sans un commissaire de votre pays
est-ce que c'est vraiment imaginable ' Les frontières d'Europe en
commun avec l'Iran ' Est ce-que nos concitoyens peuvent développer un
sentiment profond et stable que cette région appartient vraiment
à l'Europe ' Une région où 700.000 jeunes filles de l'âge de
scolarité (source turque) ne sont pas scolarisées, une région où on ne
tue plus -comme auparavant en Europe- l'homme qui s'approche d'une
femme mariée en duel ou dans une bagarre brutale, mais où on mutile ou
tue la femme qui s'éloigne du foyer. L'idée que la Turquie puisse
devenir un pont d'Europe vers le proche Orient est une illusion : la
Turquie y fut pendant des siècles un pouvoir colonial; les Arabes
haïssent les Turcs !
Bon ! Pas plus, par cette matinée fraiche et
claire. Je vous envoie mes salutations cordiales, ainsi qu'à MM. les
Professeurs Brugère et Weyrauch.
Axel Reich
Lieber Herr Kollege Desbois,
es tut mir leid, dass ich erst jetzt auf Ihre mail antworte, doch gab
es in den vergangenen Monaten viel Arbeit und darüber habe Ihr sehr
bewegtes Schreiben vergessen. Ich hoffe, sie verzeihen mir das.
Inzwischen haben sich in der Welt sehr viel schlimme Dinge ereignet,
die die europäischen Probleme vielleicht etwas relativieren und man
sieht manches heute in einem etwas anderen Licht. Wir alle haben damals
bedauert, dass die Mehrheit der Franzosen und später der Niederländer
per Plebiszit die europäische Verfassung abgelehnt haben. Dennoch bin
ich nicht der Meinung, dass Sie sich für Ihre Landsleute schämen
müssen. Einmal weil diese für Europa negative Volksabstimmung auch
Ausdruck der Verstimmung der Franzosen gegen die allgemeine Politik von
Präsident Chirac war und zum anderen weil viele Menschen einfach
überfordert waren, abzuschätzen welche Vor- und Nachteile eine so große
Staatengemeinschaft bringt. Hätten wir in Deutschland die Möglichkeit
einer Volksabstimmung gehabt, wäre das Ergebnis dieser möglicherweise
genauso schlecht ausgefallen. Und sieht man einmal davon ab, dass
z. B. zwischen Frankreich und Deutschland sehr viele nicht
nur wirtschaftliche sondern vor allem menschliche und kulturelle
Beziehungen schon seit vielen Jahren bestehen, so sind die Bindungen zu
vielen der neu hinzugekommenen europäischen Staaten bisher leider nur
rein materieller, sprich wirtschaftlicher, Art. Und das alleine ist
keine Grundlage für ein optimales Zusammenwachsen Europas. Das
Zusammenwachsen geht nicht so schnell, es entwickelt sich nur langsam.
Viele Menschen haben ein wenig Angst, mit andern Menschen
zusammenzukommen, deren Sprache sie nicht verstehen und deren Kultur
ihnen (noch) fremd ist. In den Zeiten hoher Arbeitslosigkeit haben
viele Menschen außerdem Angst, dass die neu hinzugekommenen Personen
Arbeitsplätze wegnehmen könnten. Man hätte von Brüssel auf
diesem Gebiet viel mehr aufklärende Vorarbeit leisten müssen.
Dietrich Weyrauch
Le 13 décembre 2006, M. Christian Jacob,
ministre de la Fonction publique, délégué par M. Dominique Bussereau,
ministre de l'Agriculture, retenu à Hong-Kong par les négociations de
l'OMC, a remis, dans les locaux du Ministère de l'Agriculture (hôtel de
Villeroy) la cravate de commandeur dans l'Ordre national du Mérite, à
notre président André Desbois, en présence du président Christian
Rondeau et de membres du CSO (organisateur de la cérémonie), de membres
de notre C.A. et de FDV (J. et H. Brugère, M. et S. Guyet, P. Haas,R.
Fredet, P. Virat). Nos confrères Tcheerd Jorna, président de la
Fédération vétérinaire européenne, M. Breitling, président de la
Chambre des vétérinaires allemands, l'équivalent outre-Rhin du CSO,
Michel Thibier, directeur général à la DGER, Patrick Bénard, inspecteur
général, membre du C.A. de FDV, Jean-François Michel et Catherine Rogy,
conseillers techniques du ministre de l'Agriculture, assistaient à la
cérémonie. Mme Colette Buffiere, représentant l'Office Franco-allemand
pour la jeunesse et M. Peter Von Vensendonk, représentant l'ambassadeur
d'Allemagne à Paris, étaient également présents. Le président Desbois
était entouré de son épouse et de ses enfants et petits-enfants.
Dans sa réponse au ministre, en dédiant cette croix, au travers du
président Rondeau, à la VÉTÉRINAIRE dans son ensemble et à FDV en
particulier, le président Desbois a exprimé combien il regrettait
l'absence des membres de notre association (autres que ceux cités plus
haut) en particulier ceux qui depuis tant d'années suivent fidèlement
cette action. Vous serez donc tous associés au fait d'être
reconnus par le plus haut niveau de l'Etat , lors de
la rencontre en Auvergne, sous une forme à laquelle nous reflechissons.
'
Le président Desbois reçoit la cravate des mains du ministre Christian Jacob, aidé du président Rondeau (Cliché P. H.)
L'École Nationale Vétérinaire de
Nantes a accueilli 35 étudiants allemands dans le cadre du jumelage
avec la faculté vétérinaire de GIEßEN
Dans le cadre du jumelage avec la faculté
vétérinaire de GIEßEN, un échange d'étudiants a lieu chaque année.
Cette année l'ENVN a organisé la rencontre annuelle en partenariat avec
l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse et le soutien de la Région
des Pays de la Loire. 35 étudiants allemands ont été accueillis à
Nantes du 18 au 21 avril 2006, accompagnés de quatre professeurs.
Cet échange a tout d'abord pour but de faire découvrir aux étudiants
des deux pays leurs spécificités culturelles et de comparer les
formations vétérinaires respectives. Le programme a associé des
conférences et des sorties culturelles, tout en laissant une place
importante aux moments récréatifs et conviviaux entre étudiants et
enseignants. La visite du Laboratoire INTERVET à Angers a permis aux
étudiants de découvrir l'industrie pharmaceutique et de faire
connaissance avec des vétérinaires ayant choisi une carrière dans
l'industrie pharmaceutique. Une visite de l'École Nationale
d'Équitation (ENE) à SAUMUR, ainsi que des marants salants à GUÉRANDE a
constitué l'un des points forts de cette rencontre. Des facettes
professionnelles moins courantes ont été proposées par la visite d'un
centre ostréicole et de la production de palourdes.
Une nouvelle fois, la rencontre a été l'occasion pour les deux
établissements de réaffirmer leur volonté de collaboration et de donner
un nouvel élan à ce jumelage. C'est aussi l 'occasion pour les
enseignants de disciplines homologues de mieux se connaître.
Nous tenons à adresser nos remerciements à la Région des Pays de la Loire, à l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse ainsi qu'aux Laboratoires Mérial, Bayer HealthCare, Intervet et Boehringer Ingelheim, qui nous ont assurés leur soutien financier.
Pr Jean-Dominique Puyt
Remise du diplôme d'honneur de l'ENVA au Pr Weyrauch (Faculté de Berlin)
Pour fêter le 20ème anniversaire des échanges franco-allemands entre la Faculté vétérinaire de Berlin et son homologue jumelée l'École vétérinaire d'Alfort, et remercier M. le professeur WEYRAUCH de son implication constante et essentielle depuis de nombreuses années dans cet échange, une cérémonie soutenue par l'A.A.E.A.E.A. (Association des Anciens Éleves et Amis de l'École d'Alfort) a eu lieu le vendredi 4 mai 2007. Un diplôme d'honneur de notre établissement a été remis au professeur WEYRAUCH en présence du Dr DESBOIS, président de France-Allemagne Vétérinaire.

Le Pr Cotard, directeur de l'ENVA, remet le diplôme d'Honneur au Pr Weyrauch
A l'invitation du doyen le Pr Leo Brunnberg
et sous la bienveillante autorité du Pr Dietrich Weyrauch, membre de la
section allemande de FDV, une petite délégation de membres du bureau et
du CA, sous la direction attentive du président André Desbois (Jeanne
et Henri Brugère, Michèle et Stephen Guyet, Philippe Virat) s'est
rendue le 22 mai 2008 dans les locaux de la Faculté vétérinaire de
l'Université libre de Berlin, concomitamment au séminaire étudiant qui
a rassemblé une vingtaine d'étudiants alforiens (conduits par le Pr
Pascal Arné et le Dr Hélène Corman) et leurs homologues berlinois.
De gauche à droite : Dr Wöhrl, Pr
Weyrauch, Dr Desbois, Pr Brugère-Picoux, Pr Brugère, doyen Pr Brunnberg
La journée débuta par l'accueil du doyen qui
brossa, devant les étudiants et les responsables de FDV, un tableau
très complet de la Faculté vétérinaire, en insistant en particulier sur
l'importante proportion de jeunes filles (86% en 2006/2007 !). La
Faculté de médecine vétérinaire de l'Université libre de Berlin s'étend
sur 3 campus : Düppel, Mitte et Dahlem. Celui où nous fûmes reçus est
localisé à Düppel, banlieue très verdoyante de la capitale. Il regroupe
les départements de biométrie, pathologie, physiologie, biochimie,
parasitologie, hygiène des denrées alimentaires et protection animale,
ainsi qu'une remarquable bibliothèque offrant aux étudiants plusieurs
postes informatiques permettant d'accéder à une banque de données de
plusieurs milliers de références.
Un apéritif amical clôtura cette présentation, avec la présence du Dr
Hans Wöhrl, Vice-président de la Landestierärztekammer de Berlin
(équivalent de nos ordres régionaux). La présence de ce dernier
témoigne de tout l'intérêt allemand pour structurer un
approfondissement des relations entre Paris et Berlin. Quant à nos
jeunes amis étudiants, tant français qu'allemands, ils n'ont pas été
avares de questions, et il a été agréable de nouer de nouveaux liens à
cette occasion.
Après un déjeuner pris en commun à la « mensa » (réfectoire),
l'après-midi fut consacré à la visite des différents services sous la
conduite des chefs de service (clinique des petits animaux, clinique
des ruminants, clinique équine, laboratoire IDAOA, pathologie des
volailles, etc.). Des installations en tous points remarquables, grâce
à des moyens financiers exceptionnels (3.000.000 en 2006 ! cela fait
rêver !). Quant à nos étudiants, outre leur présence à l'accueil du 22
mai, ils purent participer pendant une semaine, à de nombreux travaux :
clinique des bovins et reproduction, clinique des petits animaux et
ophtalmologie, clinique des chevaux et démonstrations cliniques et
orthopédiques, clinique des volailles, visite de l'Institut de
recherche pour les animaux sauvages et de zoo, cours d'hygiène
alimentaire, histoire de la médecine vétérinaire à Berlin...
Des moments d'intense coopération où se sont tissés des liens très
forts entre nos deux établissements, et les vétérinaires et futurs
vétérinaires franco-allemands. Et un grand merci à notre ami le Pr
Weyrauch, parfait maître d'oeuvre de cette rencontre.
Philippe VIRAT