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TÉMOIGNAGES

 
Je m'appelle Nicolas Muller et je suis actuellement encore étudiant à l'Ecole Vétérinaire de Nantes. Comme mon nom l'indique, je suis alsacien et j'ai, depuis mon enfance, baigné dans les cultures germanique et française. Dans le cadre du jumelage Nantes-Gießen, j'ai eu l'occasion de rencontrer et de m'entretenir avec des étudiants allemands. Mais l'invitation de France-Allemagne Vétérinaire qui s'adresse chaque année à un ou deux étudiants des unités d'enseignement vétérinaire jumelées m'a permis de rencontrer des vétérinaires en exercice avec lesquels j'ai pu discuter de leur vie professionnelle, des différentes formations qu'ils ont connues ou suivies dans leur pays respectif.
En plus de m'avoir permis de visiter Trêves, j'ai pu nouer des contacts avec des praticiens allemands qui m'ont invité à effectuer un stage dans leur clinique. Je pense que cette rencontre annuelle France-Allemagne Vétérinaire est une chance pour les étudiants de se confronter au point de vue de leurs aînés.
Et nous avons apprécié l'esprit de grande amitié qui règne entre les membres français et allemands. Chers camarades étudiants, renseignez-vous, et merci à FDV pour ces belles rencontres de Nancy en 2004 et de Trêves en 2005.

Nicolas MULLER - ENVN



Je m'appelle Jessica Eble et je suis née le 16 juin 1984 à Strasbourg. Ce fut pour moi une chance avant tout d'avoir un père allemand et une mère française. A Strasbourg il y la possibilité de fréquenter une école internationale et de faire un diplôme franco-allemand. En 2002 j'ai passé mon baccalauréat S, option allemand (Abitur). Cet Abitur m'a permis de commencer mes études de médecine vétérinaire à la faculté de Gießen en octobre 2002. Grâce au programme Erasmus j'ai pu faire mon sixième semestre à l'école vétérinaire de Nantes. C'est très important pour moi de pouvoir étudier dans les deux pays, car je me sens attirée aussi bien par la France que par l'Allemagne.
Le Pr Leiser, de Gießen, a attiré mon attention sur France-Allemagne Vétérinaire, en me disant que ce serait pour moi une occasion de communiquer avec d'autres étudiants et vétérinaires et de nouer de nouvelles amitiés. C'est ainsi que l'an dernier j'ai fait la connaissance de ma mère de clinique, c'est-à-dire l'étudiante de Nantes qui me dirige en clinique.
Je voudrais ici, auprès de tous les membres de FDV à l'occasion de cette rencontre qui m'a permis de connaître Trêves, exprimer mes sincères et profonds remerciements.

Jessica EBLE - ENVN



Je m'appelle Aude Buchet, j'ai 20 ans et depuis octobre 2005 je suis étudiante à l'école vétérinaire de Hanovre. Jusque là rien de bien spécial. Mais j'ai oublié de préciser : je suis française et n'ai strictement aucune origine allemande (du moins pas que je sache !). Déjà, là, mon cas devient un peu plus intéressant, n'est-ce-pas ' Alors si vous avez 5 minutes je vais vous expliquer mon long parcours jusqu'à Hanovre !

En classe de troisième un super « prof » d'allemand m'a soudainement réconciliée avec cette langue que j'avais jusque-là en horreur. Fin de la 3ème, je n'avais qu'une idée en tête : trouver une correspondante et faire un échange pendant les grandes vacances, histoire de pratiquer mon nouveau hobby, l'allemand. Mais là : désespoir ! La lutte s'annonce mal. Après 150 coups de téléphone et un million de lettres, toujours rien ! Pas la moindre correspondante à l'horizon !
Jusqu'au jour où, miracle, mon grand père me téléphone : il a appris dans un journal vétérinaire l'existence d'une association franco-allemande vétérinaire et s'est mis en contact. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance du Dr Desbois, président de l'association, et de Susanne, MA correspondante bavaroise.

Susanne a mon âge, c'est une fille adorable, super spontanée, qui adore la France et parle le français à merveille. Nous nous entendons tout de suite comme des soeurs (ce que nous sommes devenues d'ailleurs) et nous passons tous les ans 4 mois ensemble, 2 chez elle, 2 chez moi. Nous avons vécu ensemble de nombreuses aventures, plus ou moins agréables ; mais que je n'évoquerai pas car la liste est vraiment très très très longue. Je dirai juste que je garde un souvenir formidable de toutes nos expériences et que j'ai vécu chez elle de très bon moments, notamment dans la clinique vétérinaire de son père. Je ne remercierai jamais assez le Dr Desbois du fond du coeur de m'avoir permis de faire la connaissance de Susanne.

Enfin, après le bac, Susanne a commencé une fac de sciences politiques et moi j'ai pris le chemin de la prépa véto.
Au début de ma deuxième année, j'ai commencé à me renseigner sur les écoles vétérinaires en Allemagne car je voulais faire ces études, mais aussi parler des langues étrangères, et surtout l'allemand. De plus, une réforme du système (fusion prépa agro et véto) a fait diminuer de moitié le nombre de places au concours en France, de quoi vous décourager encore plus de la prépa. L'Allemagne était donc une solution optimale. J'ai fait un voyage de deux semaines Outre-Rhin en février, afin de me remettre à l'allemand, car en prépa, j'ai mis les langues de coté. Une semaine chez Susanne (grâce à qui j'ai aussi rencontré mon copain, qui m'est une aide précieuse en Allemagne, un véritable soutien et une motivation), une semaine chez Ralph... Ah oui ! J'ai failli oublier Ralph ! J'ai aussi reçu son adresse par le Dr Desbois : ses parents sont vétérinaires tous les deux, et c'est un garçon sympa et très drôle. Nous nous écrivons régulièrement.

Ensuite j'ai commencé à vraiment prendre au sérieux la possibilité d'étudier en Allemagne, j'ai passé des coups de fil, reçu des lettres, pris des contacts (là encore le Dr desbois et l'association m'ont été d'un grand secours), j'ai lu des monceaux de papiers administratifs en allemand, entrepris les démarches nécessaires (je me suis inscrite au test DAF (test qui évalue votre niveau d'allemand et permet, quand on le réussit, d'étudier en allemagne comme un étudiant allemand), que j'ai passé avec succès. J'ai envoyé mon dossier avec mes notes de bac à la ZVS. Et j'ai attendu, ne voulant pas recommencer une année de prépa, mais bien décidée à faire des études véto. Ne sachant pas ce que donnerait l'Allemagne, j'ai aussi passé le concours en Belgique, j'ai réussi et j'ai commencé mes études là-bas, jusqu'à ce que la bonne nouvelle arrive enfin (fin septembre) : j'avais franchi le numerus clausus allemand et obtenu une place à l'école vétérinaire de Hanovre.

Voilà ! depuis, je suis à Hanovre, immigrée française, ce qui en réalité n'est pas toujours aussi facile qu'on se l'imagine. L'Allemagne est en réalité très différente de la France et à long terme de nombreuses petites choses finissent par vous manquer : un délicieux Paris-Brest ou un éclair, les fromages, la nouvelle chanson de Raphaël, une bibliothèque remplie de livres français, bref pleins de détails auxquels je n'aurais pas pensé avant. Cela dit, je ne crois pas que je pourrais vivre sans l'allemand, j'adore les bretzels, les knödels, mon école, ma ville... Bref si mon parcours a été long et difficile, j'ai aujourdhui tout ce qu'il faut pour être heureuse !

Aude BUCHET - TiHo Hannover



Je m'appelle Nelly Marquetoux et j'étudie en deuxième année à  l'Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon. J'ai la chance en tant qu'étudiante d'avoir pu cette année participer aux Journées FDV de l'Ascension avec les membres de l'Association. Ayant eu connaissance de l'existence de cette Association lorsque j'ai intégré l'ENVL,  j'ai immédiatement été intéressée par la perspective de pouvoir garder un lien avec la langue allemande. La possibilité de perpétuer des relations d'amitié avec ce pays si proche et de pouvoir entretenir ma pratique de l'allemand dans le cadre de mes études m'avait alors paru séduisante.
Je suis donc vraiment ravie d'avoir eu cette année l'opportunité de "concrétiser" mon intérêt pour l'Association France-Allemagne Vétérinaire et de découvrir ce qu'est véritablement le partenariat franco-germanique au niveau de la profession. Ces journées, du plus haut intérêt scientifique et touristique, m'ont permis de découvrir un autre visage de l'Auvergne, mais surtout j'ai pu apprécier la compagnie de vétérinaires français ou allemands de tous les horizons, avec toutes sortes de parcours personnels.
Cette rencontre m'a permis de créer les liens les plus cordiaux avec des professionnels ou étudiants de France et d'Allemagne et d'échanger des témoignages ; c'est une expérience très enrichissante, qui apporte une ouverture vers le monde et vers des personnalités que je n'aurai pu connaître sans cela, et j'en remercie le Président M. Desbois.
J'espère que les partenariats entre universités allemandes et écoles françaises vont pouvoir continuer à  nous apporter de telles opportunités de rencontres, et peut-être un plus grand nombre d'étudiants des deux pays pour les journées FDV de l' année prochaine!   

Nelly MARQUETOUX - ENVL



Je m'appelle Elodie Kielen. Je suis en fin de cursus à la Faculté vétérinaire de Gießen. Je n'avais pu me rendre à la rencontre à Trèves l'an passé, et au vu du départ de mon jeudi matin, je doutais du succès de ce week end. Mais après quelques mois d'examens dans la grisaille de Gießen, les volcans d'Auvergne étaient plutôt les bienvenus.
Nous n'avons été que deux étudiantes cette année, ce que déplorait nombre des membres. On m'a souvent demandé, si ça ne me dérangeait pas de n'être qu'avec des personnes plus âgées, de peur que je ne m'ennuie. Mais non. Il est vrai que les étudiants invités aux rencontres ont plutôt tendance à rester entre eux, mais c'est dommage, car on ne peut pas profiter de l'expérience des membres un peu plus anciens, praticiens, professeurs ou autres.
La rencontre a également été très studieuse avec des conférences d'un niveau scientifique très poussé. A l'INRA sur la qualité des viandes, à AGENA sur les races allaitantes du Massif Central par le Pr Denis, ainsi que sur la grippe aviaire par le Pr Brugère-Picoux. Ces quelques jours ont aussi été très enrichissants par nos excursions à travers le très beau pays des Aulnes et grâce au savoir et aux explications très nombreuses et très détaillées de nos guides.
Cette rencontre a été particulière pour moi grâce à mes voisins de table, différents à chaque repas. Des mines de savoir, tous très cultivés et fascinants, dont les connaissances ne s'arrêtaient pas uniquement à la médecine vétérinaire. J'étais littéralement pendue à leurs lèvres. Quand, sinon au contact des personnes un peu moins jeunes, a t-on l'occasion d'apprendre tant de choses sur l'histoire, la littérature, la médecine et même le chant (il est fascinant de voir à quel point un hymne reste gravé en mémoire peut rallier les étudiants d'hier et d'aujourd'hui).
Enfin, je me souviendrai de ces quelques jours grâce aux splendides paysages du Puy-de-Dôme, mais surtout pour les rencontres que j'ai pu faire et pour toutes les anecdotes et histoires que j'ai pu récolter.

Elodie KIENLEN - Gießen



Message au président Desbois : « Nous tenons à vous remercier pour cet échange franco-allemand qui est une vraie réussite. Grâce à votre intermédiaire et au réseau France-Allemagne Vétérinaire, nous avons reçu Marlit Elsner, fille du Dr Vétérinaire Suzanne Elsner. Vivant à Hambourg, étudiant le français à l'école, Marlit souhaitait faire un premier séjour linguistique en France. Nous avons été ravis de l'accueillir à Lyon en octobre dernier. Marlit a partagé la scolarité de mon fils Antoine (lycéen en seconde) car nos vacances ne correspondaient pas avec les vacances scolaires allemandes. L'entraînement a sûrement été bénéfique : 15 jours de cours en français et une famille d'accueil française sont un excellent « pied à l'étrier » pour une jeune lycéenne allemande ! Rassurez-vous, nous l'avons tout de même emmenée dans le midi et à la découverte de notre belle ville de Lyon. Antoine a rejoint les Elsner 15 jours, durant le mois d'Avril. Je tiens à dire qu'il a été reçu avec beaucoup d'humour et de gentillesse par la famille Elsner. Il a, comme Marlit en France, partagé sa scolarité durant deux semaines, rencontrant ainsi d'autres lycéens à Hambourg. Antoine a été passionné par la ville. Surpris et charmé du chaleureux accueil qui lui a été réservé, son regard sur l'Allemagne a changé. Une langue reste abstraite tant qu'elle n'a pas pris corps et âme. Elle devient connivence, souvenir, expérience, entraide dès lors qu'elle est traversée par les regards et les rires de l'amitié ; cette amitié franco-allemande pour laquelle vous oeuvrez depuis tant d'années et dont nous vous remercions sincèrement. Les échanges entre Marlit et Antoine vont continuer bien sûr. Sachez que vous en êtes l'artisan. »

Anne-Laure THEUX



Chers confrères!

Je tiens à vous informer sur une belle réussite d'échange d'enfants. L'année dernière, je recherchais pour ma fille Sophie, un échange en France avec une jeune étudiante, ce qui, au début, s'est avéré fort difficile. Les recherches sur Internet n'offraient que des liens vers des sites de séjours linguistiques coûteux, et l'école n'avait pas de programme liguistique à proposer. Puis, j'ai consulté régulièrement les annonces paraissant dans les périodiques vétérinaires, et ma fille Sophie, grâce à M. Desbois, a pu obtenir rapidement un échange avec Louise. D'abord, Louise nous a rendu visite l'été dernier ici sur le Tegernsee. Elle est allée avec ma fille à l'école et Sophie a pu enrichir son français. Pour les loisirs, nous avons fait beaucoup d'excursions, particulièrement apprécié les randonnées en montagne, les sports nautiques et les nombreuses fêtes estivales. Les deux semaines passèrent beaucoup trop vite et nous lui aurions volontiers montré beaucoup de choses encore. La « visite retour » de nos deux filles (car une belle amitié s'était créée aussi entre Louise et notre plus jeune fille Stéphanie) eut lieu au moment de la Saint-Sylvestre. Ah ! La Saint-Sylvestre à Paris !! La famille française a fait de gros efforts et a organisé une excursion chaque jour : au programme, Versailles, la Tour Eiffel « by night », une promenade en bateau sur la Seine, Montmartre, le Sacré Coeur, le Louvre, du shopping, et bien plus encore. Et puis, bien sûr, les grandes festivités de la Saint-Sylvestre.

Je voudrais encore une fois remercier M. Desbois pour son immense engagement. Il a proposé et réussi la «négociation» et la réalisation de l'échange, avec des enfants du même âge et de surcroît dans une grande ville. Pour moi, il était rassurant, de savoir mes filles dans une excellente famille. Et -last but not least - les connaissance de la langue française de Louise se sont très améliorées et elle s'est récemment inscrite au DELF (Diplôme élémentaire de langue française), l'un des meilleurs. C'est aussi un grand succès de M. Desbois et de la famille Brec. Merci beaucoup!

Sabine GORDON




Me voilà rentrée de Leipzig, où j’ai pris beaucoup de plaisir. Ca m'a été très agréable de revoir la ville et la faculté vétérinaire, où j'ai réalisé une partie de ma thèse. Dommage, la laborantine qui m'avait aidé et materné pour la coloration de toutes mes biopsies était en vacances, et je n'ai pas pu l'embrasser. Et le programme était fantastique : l'après-midi avec les chercheurs du  Max-Planck-Institut était passionnante. Une toute jeune chercheuse, une thésarde, nous a présenté les observations faites sur les populations de chimpanzés en liberté au Gabon et en Côte d'Ivoire. Elle a accepté gentiment de traduire elle-même tous ses propos. Ce cher Esslinger a eu ainsi un peu de repos ! Et elle s'en est fort bien tiré. Et pour compléter, nous avons fait un tour du zoo : depuis que j'y suis passé en 2000-2001, d'importants travaux de rénovation ont été entrepris, et le zoo a même acquis un certaine célébrité grâce à un lama, Horst, une mascotte qui se promène en ville comme un poney au bout d'une longe. Et puis surtout une équipe de la télévision tourne régulièrement au zoo et montre la vie derrière les coulisses et à la clinique vétérinaire.

Il faut aussi tirer un coup de chapeau au couple Jahn pour l'organisation du tour de ville en tramway le dimanche : le tram va à Leipzig comme un gant. Un tram de Francais en goguette, avec une guide plutôt extravertie ! Je crois que la plupart se sont bien amusés.

Un dernier mot à propos des étudiants invités : les deux étudiantes de Berlin se sont permises de partir avant la fin du séjour, l'une d'elle même dès le vendredi soir, sans dire au revoir et encore moins merci aux organisateurs. Le Dr Jahn l'a très mal pris, et je le comprends.Malheureusement plutôt que de tancer directement ces demoiselles, il s'en est pris aux deux étudiants munichois, Achim et Judith, tous les deux charmants et autant intéressés par le  programme que par les participants de quelque âge qu'ils soient. Bref il s'est trompé de cible. Mais le problème n'est pas là : il faudrait éviter que cela se reproduise. L'association n'est pas là pour payer des séjours à la carte à des étudiants bien situés. Elle espère par ce geste faire de nouvelles recrues. Peut-être pourrait-on lors du recrutement insister sur ce point : la présence est obligatoire durant toute la durée du séjour, avec participation à toutes les activités et soirées. Un rapport ou un article doit être rédigé à la fin du séjour et diffusé dans l'école d'origine (journal étudiant par exemple) pour faire connaître l'association et ses  objectifs. On pourrait aussi imaginer de demander aux étudiants une petite contribution pendant le séjour, et de présenter leurs vues sur des thèmes tels que « comment voyez-vous la coopération franco-allemande au niveau de la pratique vétérinaire ? » Bref, à débattre... Je ne voudrais pas passer pour une petite prof., avec des envies de répression, mais cette mentalité de consommateur m'écoeure tout simplement. Malgré tout, je vous retrouverai tous avec le plus grand plaisir à Metz l'année prochaine.

Magali QUÉTIN


Regards sur un double diplôme franco-allemand

Comme vous le savez, un nombre non négligeable de jeunes Français a effectué un cursus franco-allemand pour leurs études vétérinaires, dont une bonne partie grâce à l’impulsion - et nous pourrions ajouter la prise en main - de France-Allemagne-Vétérinaire. Une fois n’est pas coutume, nous allons nous pencher sur la trajectoire d’un étudiant « non issu du sérail », Lloyd Alvado-Brette,  qui effectue ce double cursus au sein de l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ENSAM) ; il est actuellement élève ingénieur franco-allemand en troisième année au sein de cette prestigieuse école et nous a fait parvenir ses sentiments sur la voie qu’il a choisie, depuis le lycée jusqu’à cette troisième année à l’ENSAM. Nous en avons extrait les passages les plus significatifs. Nos jeunes étudiants qui liront ces lignes, seront convaincus, nous l’espérons du grand intérêt que présente ce type de cursus, meilleure rampe de lancement pour la coopération franco-allemande, pivot de l’unité européenne.

                                                                                                                                                                                                                                                                                    P. V.

« …Lors de mes années lycée, je partais chaque année en vacances dans une famille très accueillante du Bade-Wurtemberg, deux semaines en février et trois semaines en été. C’est ainsi que j’ai pris goût à l’Allemagne et à la langue allemande… Après l’obtention d’un bac scientifique et une prépa Math sup puis Math spé en vue d’intégrer l’ENSAM, j’ai appris l’existence du double cursus franco-allemand au sein de cette école. Entre les deux années de prépa, j’ai pu effectuer un stage d’un mois au sein de Mercedes Freiburg en tant que mécanicien, ce qui m’a fait découvrir une autre facette de l’Allemagne, celle du monde des actifs, et non plus seulement celle de la vie de famille et des vacances. J’ai su alors que je voulais intégrer l’ENSAM pour ce cursus double-diplômant avec l’Allemagne… L’ENSAM dispense une formation de trois ans (six semestres), et forme des ingénieurs généralistes appréciés pour leur adaptabilité. Cette école a un centre national à Paris et sept autres centres en province, dont celui de Metz qui regroupe les étudiants franco-allemands… Le cursus franco-allemand proposé par l'ENSAM se scinde en deux grandes phases. Une période d'étude en France de quatre semestres et une période d'étude en Allemagne de trois semestres. Le double cursus rajoute donc un semestre d'étude par rapport à un cursus classique. Lors de la phase française, les trois premiers semestres français se déroulent à Metz mais le choix est laissé aux étudiants d'effectuer le quatrième semestre à Metz, ou au centre ENSAM de Paris. Durant les trois premiers semestres, l'étudiant suit les cours du tronc commun de l'ENSAM et réalise un projet pendant toute la durée du quatrième semestre dans un laboratoire de l'ENSAM.Pour l'Allemagne, deux destinations sont possibles pour étudier en faculté de Maschinenbau (comprenez construction mécanique) : soit l'université technique de Dresde (Saxe), soit l'université d'élite de Karlsruhe (Bade-Wurtemberg). Deux semestres de cours de faculté sont à y effectuer avant de faire son Projet de Fin d'Etude (PFE) à l'université ou en entreprise selon le choix de chacun. Après l'obtention de tous ses semestres, l'étudiant se verra remettre un diplôme français d'ingénieur Arts-et-Métiers de l'ENSAM et un diplôme allemand d'ingénieur de l'université choisie.
L'intégration à l'ENSAM se fait sur concours nationaux. Quant au diplôme franco-allemand, il faut être retenu après un entretien oral en allemand passé pendant les oraux. Le niveau d'allemand exigé est seulement bon, loin du parfait bilinguisme. Il faut aussi savoir qu'il est possible de commencer directement par quatre semestres en Allemagne et de finir par trois semestres en France, mais moins d'étudiants choisissent cette alternative… Les études et le style de vie en Allemagne sont très différents de la vie étudiante en France. Le volume horaire à l'ENSAM est d'environ 35 à 40 heures par semaine avec peu de travail personnel à fournir chez soi, alors qu'en Allemagne la moyenne hebdomadaire est de 16 h de cours mais un investissement horaire personnel plus important est évidemment nécessaire… À l'issu de cette formation, l'étudiant reçoit deux diplômes au lieu d'un seul. Il a bien sûr une connaissance de la langue étrangère bien plus approfondie, a montré une certaine mobilité et s'est confronté à une nouvelle culture. Autant d'aspects positifs traduisant une certaine ouverture d'esprit qu'il pourra mettre en avant lors de l'embauche, permettant de revendiquer un salaire plus élevé. De plus que les français germanophones ne sont pas des plus nombreux. Le profil d'un ingénieur double diplômé est donc très apprécié des entreprises… Pour conclure je peux dire aujourd'hui que je suis très heureux de réaliser cette formation double diplômante et de découvrir chaque jour de nouvelles facettes de la culture allemande. Si j'avais un conseil à donner à des jeunes susceptibles de suivre une formation identique (ou voisine), je leur dirais : « Si l'occasion se présentait à vous d'aller voir chez le voisin ce qu'il s'y passe, soyez curieux, saisissez-la et vous ne pourrez que vous enrichir. »

Lloyd ALVADO-BRETTE


Les collégiens rechignent à apprendre l'allemand !

Dans un parcours scolaire, le choix de la deuxième langue vivante est, pour le jeune comme pour les parents, un moment fort au sein de la famille. En effet, si dans l’époque actuelle, nos enfants doivent posseder l’anglais (enseignement de base ineluctable) et l’informatique (beaucoup plus ludique pour eux voire, si l'on peut dire, « inné »), ces  deux necessités ne sont plus qualifiantes, elles sont obligatoires ! Et c’est la seconde langue qui sur un C.V peut faire la difference.
Le choix de cette seconde langue reste entier : selon les goûts, les sensibilités, les attaches familiales et la situation géographique, les effets de mode…mais peut-être pas assez selon les possibilités pour l’avenir de l’enfant (dans le Grand-Est et l'Alsace les offres pour des jeunes parlant allemand sont ne sont guère pourvues). 
Les collégiens rechignent à apprendre l’allemand. À peine 9% des petits français choisissent d’aborder la langue de Goethe et ce chiffre tend à s’amenuiser années après années. Pourtant, on a tort de délaisser l’allemand, et ce, pour des raisons culturelles et économiques évidentes. N’oublions pas que dans l’Union Européenne presque une personne sur cinq parle allemand. Si l’allemand est une langue exigeante et demande au collégien plus de travail, de rigueur et d’assiduité que l’apprentissage de l’anglais, il n’en demeure pas moins que cela constitue une excellente gymnastique de l’esprit (avec une syntaxe et une grammaire sensiblement différentes de celles du français) et garantit un dépaysement total pour qui cherche de nouvelles sonorités. Apprendre l’allemand, c’est donc aller à la rencontre d’un pays pas si éloigné de la France (450 km de frontières communes), et surtout d’un peuple au passé fascinant qui, aussi sombre qu’a pu être son histoire, a aussi rayonné (par ses institutions) et continue de rayonner, dans la SCIENCE et les ARTS, aujourd’hui peut être plus que jamais.
Là se situe sûrement la raison pour laquelle il faut continuer à apprendre l’allemand : cette année encore et malgré la crise, l’Allemagne s’est hissée au rang de première puissance économique européenne et cinquième mondiale. On a tendance à sous estimer le nombre d’opportunités de carrières offertes par les entreprises allemandes aux français (nombreuses offres de stages, premiers emplois…). Mais s’il est demandé à chacun de se servir de l’anglais, parler allemand constitue l’avantage déterminant aux yeux des recruteurs. C’est pourquoi il faut encourager les jeunes à faire le choix de l’allemand, d’autant plus que la France bénéficie de liens forts avec l’Allemagne, premier partenaire économique de notre pays, et qu’il serait dommage de s’en priver.
C’est dans l’impulsion du traité de l’Élysée De Gaulle-Adenauer en 1963 qu’est née France-Allemagne-Vétérinaire, demeurée, hélas la seule association professionnelle entre les deux pays, reposant sur l’axiome suivant : nationalité et profession constituent un socle dans notre société civile, et pouvoir, grâce à France-Allemagne-Vétérinaire  disposer d’une famille homologue dans l’autre pays constitue un avantage certain… alors utilisons le !
 
Christine CLOCHER


Les impressions d’un nouveau venu à la 41ème rencontre tenue à Hanau du 2 au 5 Juin  2011


Pendant ma longue carrière professionnelle (1961-2009), j'avais déjà rencontré à de nombreuses reprises des confrères français. Pour pouvoir travailler en Afrique, le vétérinaire français Henri Lepisier m’avait recruté à Bruxelles pour le compte du Fonds Européen de Développement (FED) en 1962. Entre 1963 et 1967, j’ai donc participé à la campagne de vaccination contre la peste bovine (« PC 15 ») dans la jeune République du Niger, où j’ai collaboré étroitement avec les confrères français Robinet (Directeur du Service Vétérinaire), Le Rolland (Responsable national de la Campagne au Niger), Robert Ferry (Directeur du Labo vétérinaire de Niamey), Jean Blancou (alors co-directeur du Labo) et Jean-Paul Alliaud (faisant son service militaire au Niger) qui est resté un de mes meilleurs amis jusqu’à aujourd’hui.

Durant plus de vingt années de présence continue en Afrique Centre-Ouest (1963-83), j’ai coopéré (entre autres) avec Jacques Audebert (en Haute Volta et en RCI), Robert Gidel et Dominique Cuisance (au CRT de Bobo Dioulasso, Burkina Faso), Claire et d’autres (à Korhogo, RCI), Pierre Alloui et Jacques Brunel (au Ministère de la Production Animale à Abidjan, RCI), etc... Par ailleurs, j’ai bien connu les patrons d’alors de l’IEMVT (par exemple, Pagot, Tomé...), le Directeur d’alors du Labo de Farcha (Tchad), Alain Provost, et les vétérinaires français qui travaillaient à Nairobi dans le Bureau interafricain pour les ressources animales de l'Organisation de l'unité africaine (OUA/IBAR) : Domenech et Yves Cheneau. Ce dernier est devenu et est resté longtemps un autre ami fidèle, jusqu’à sa mort en 2008. Mon amitié avec Dominique Cuisance et sa famille (à Gigean près de Montpelier) n’a jamais cessé non plus.

Comment ai-je appris que des vétérinaires français et allemands se rencontraient régulièrement dans le cadre de l’association ? Pendant la dernière rencontre en France, mon ami Jean-Paul Alliaud avait donné mon numéro de téléphone à mon camarade de promotion, Josef Leusch (que je n’avais pas vu depuis 1962 !), qui m’a appelé et sensibilisé pour la rencontre à Hanau. J’ai donc contacté Werner Feller qui m’a donné toutes les instructions pour devenir membre de l’association et pouvoir ainsi participer à la 41ème réunion à Hanau.

Dès mon arrivée, Jeudi 2 Juin à l’hôtel Arcadia de Hanau, je me sentais à l’aise parmi les participants de la rencontre. D’abord, j’ai rencontré mes chers amis Jean Paul et Nicole Alliaud, mes camarades de promotion Josef Leusch et Hans Jürgen Uhl aves leurs épouses, et le professeur Knut Frese (et son épouse) avec lequel j’avais fréquenté une association d’étudiants à Gießen (entre 1956 et 1960). À partir de ces "têtes de pont", faire la connaissance des deux présidents, des organisateurs et des participants de la rencontre franco-allemande ne posait plus aucun problème. Comme le bon Dieu m’a doté de bonnes connaissances de langues étrangères (essentielles à la vie professionnelle que j’ai menée), et tout le monde étant ouvert à une petite causerie, que çe soit en allemand ou en français, je me sentis comme une truite qu’on a mise dans un bassin bien oxygéné, "comme un poisson dans l'eau", dirait-on en français. 

J’ai eu aussi la chance de faire la connaissance des jeunes étudiantes des facultés allemandes (je les appelais « les quatre-vingt-dix pour cents »), et les petites plaisanteries ne manquèrent pas pendant toute la rencontre.

Les entretiens avec le Président André Desbois m’ont enrichi particulièrement. Quelle chance pour nous autres vétérinaires français et allemands d’avoir eu une telle locomotive professionnelle et intellectuelle !  C’est avec grand plaisir que je réponds à sa proposition de donner mon avis sur la 41ème rencontre de Hanau. En résumé :

•    La fondation de l’association au début des années soixante-dix fut une très bonne initiative amplement justifiée par la réalité passée, présente et future ;
•    La manière d’organiser les rencontres, à tour de rôle, en France et en Allemagne a incontestablement fait ses preuves ;
•    Offrir un mélange d’informations techniques et professionnelles et d’organiser du tourisme (dans les régions respectives) paraît la bonne solution ;
•    Bien que ma femme n’ait pas voulu participer, la présence en majorité de couples me semble tout à fait souhaitable dans une telle réunion ;
•    Le seul problème, a mon avis, est le fait qu’une grande partie des participants (y compris moi-même) a atteint un âge ou la mobilité n’est plus garantie pour longtemps ; malheureusement, il manque un peu de participants appartenant à la couche d’âge moyenne ;
•    J’ai participé à la 41ème rencontre avec un très grand plaisir ;
•    Tant que je resterai mobile, j'accéderai avec grand plaisir aux invitations de nos responsables, que cela soit en France ou en Allemagne ;

Au plaisir de nous revoir à Colmar en 2012 !
Klaus HUEBL


de Munich à Gießen

Je m'appelle Mathieu Charpentier, je suis né le 30 octobre 1990. Je suis actuellement en cinquième semestre à la faculté de médecine vétérinaire de Gießen.
Dès l'âge de 4 ans, j'ai fréquenté le jardin d'enfants franco-allemand de Nancy. J'ai par la suite poursuivi cette "filière" par les classes primaires bilingues, puis au collège par les classes biculturelles et enfin au lycée à la section AbiBac. En 2008, j'ai obtenu mon Baccalauréat S ainsi que l'Abitur (Baccalauréat allemand). Depuis toujours, je souhaitais devenir vétérinaire.
J'ai donc rassemblé et fait traduire mon dossier administratif et scolaire (notes reçues à l'AbiBac ), puis j'ai postulé à la ZVS à Dortmund, qui est l'organisme d'attribution des places pour les grandes écoles, dont l'accès est réglementé par un numerus clausus. Après, on croise les doigts !
Pendant ce temps, j'ai contacté l'association France-Allemagne Vétérinaire et j'ai reçu des mails d'encouragements de M. Desbois. La bonne nouvelle est enfin arrivée, j'étais reçu !! J'ai été admis à Munich, j'y ai donc effectué mes deux premières années d'étude. Arrivent les premières heures de cours. Quel chamboulement comparé au lycée !! Aussitôt les dissections terminées, l'on passe tout de suite au cours de chimie. Au début, ce n'est guère évident. Apprendre à se débrouiller seul dans une grande ville, acquérir tous les champs sémantiques pour chaque matière (et ce, en allemand), n'était pas de tout repos.
Grands moments de solitude, lorsque le Professeur faisait un jeu de mots certainement très subtil et qu'une partie de l'amphithéâtre se tordait de rire ; je n'osais demander d'explications à mes voisins de peur de perdre une miette des phrases suivantes. Difficile de se familiariser avec l'accent bavarois.
Mais, voulant me rapprocher du domicile familial, j'ai permuté en début de troisième année avec une étudiante de Gießen souhaitant devenir munichoise. Pour moi, adieu l'Oktoberfest !
Me voilà donc à Giessen, petite ville universitaire dans le land de Hesse, ville dont on a vite fait le tour, mais intéressante pour les sorties : restos et cafés peu chers, ainsi que de nombreuses commodités pour les étudiants. Je ne regrette pas du tout d'être parti étudier en Allemagne. Les professeurs y sont très accessibles ; ils essaient de rendre leurs cours les plus interactifs possible. Mes camarades de promotion m'apportent une aide quand j'ai du mal à traduire ou à comprendre un passage de cours. On est bien loin des cours de littérature allemande du lycée ! Ici, l'accent est vraiment mis sur la compréhension et l'appropriation du cours et non sur la restitution à la virgule près. Pour compléter les cours, nous devons bien souvent effectuer un travail de recherche personnelle à la bibliothèque universitaire.
Les études durent onze semestres. Les quatre premiers semestres englobent la  partie théorique (Vorkinik) et sont validés par un examen (Physicum) tant redouté de chaque étudiant. La majeure partie des examens se passe oralement. Les sept semestres suivants sont axés sur la pratique. Pendant le neuvième et le dixième semestre a lieu la rotation clinique ainsi que les stages extramuros pour mettre en application les connaissances acquises tout au long du cursus.
Le jumelage des écoles vétérinaires de Nantes et de Gießen semble bien fonctionner. Petites fêtes en perspective !
Il m'arrive d'imaginer que nous prendrons la relève de nos aînés de France-Allemagne Vétérinaire.

Mathieu CHARPENTIER, Gießen



Un témoignage pour l'avenir


Voici presque un an que je me suis établie en Allemagne et que j’étudie à la Justus-Liebig-Universität de Gießen. Étant originaire d’un petit village alsacien situé à quelques kilomètres de la frontière allemande, l’allemand a très tôt joué un rôle important pour moi. En Alsace, beaucoup de personnes parlent l’allemand (l’alsacien étant un patois dérivé de l’allemand), car un très grand nombre d’institutions et de firmes allemandes travaillent en collaboration avec notre région. J’ai donc tout de suite compris que faire mes études vétérinaires en Allemagne allait m’apporter un atout considérable dans ma vie future ! C’est peut-être aussi une envie d’ « aventure » qui a conforté ma décision. Je pense que ce choix a été un vrai challenge que je me suis lancé à moi-même ; en effet, ma langue maternelle étant le français, je me doutais bien que ça allait être « un peu » plus dur pour moi que pour les étudiants allemands ; j’avais peur d’être handicapée par la barrière linguistique... Malgré tout, je me suis lancée et je suis aujourd’hui très satisfaite d’avoir pris cette décision et soulagée de voir que tout se passe bien !

Je suis également très heureuse d’avoir croisé sur ma route France-Allemagne-Vétérinaire. C’est par le biais de Mathieu Charpentier que j’ai connu cette confrérie, qui m’était totalement inconnue auparavant. J'ai été agréablement  surprise par la réelle amitié qui règne entre ces deux pays. Il existe au sein de France-Allemagne-Vétérinaire une complicité certaine entre ses membres mais également un mélange de générations que j’ai trouvé formidable ! En tant qu’étudiant, il est très intéressant d’écouter toutes les histoires et autres anecdotes racontées par des vétérinaires ayant fait leur chemin dans ce monde. J’ai adoré ce « choc » des générations (si je peux me permettre !).

Lors de la journée passée à Colmar, je me suis également rendue compte du travail établi par les membres fondateurs de France-Allemagne-Vétérinaire pendant toutes ces années. J’imagine toute cette énergie et travail de longue haleine qu’il a fallu fournir pour construire ces relations. Il est bien évidemment nécessaire d’entretenir et de continuer à faire fleurir cette amitié entre les vétérinaires d’Allemagne et de France !

Les plus anciens passeront à un moment donné le flambeau aux plus jeunes, c’est pourquoi nous - les étudiants -  devons d’ores et déjà nous sentir concernés, pour plus tard pouvoir rendre hommage aux « pères fondateurs ». Nous sommes désormais l’avenir et nous devons nous engager pour que perdure cette relation européenne qui existe au sein de cette belle profession qu’est le métier de Vétérinaire !

Charlène SUTTER, Gießen


4ème Université d’été franco-allemande vétérinaire 

Thème : Maladies infectieuses - Défis actuels et futurs pour les vétérinaires




 
Du 1er au 12 août 2016, à l’Université de Médecine Vétérinaire de Hanovre, 20 jeunes diplômés et étudiants des universités et écoles vétérinaires francophones et germanophones ont participé à la 4ème université d’été organisée par le Pr Berndt Hoffmann sous l'égide de l’association France-Allemagne Vétérinaire. Des virus aux ectoparasites, de l’étude des phénomènes d’antibio-resistances à celle des processus épidémiologiques, des animaux de rentes aux oiseaux marins… Tout le spectre de l’infectiologie vétérinaire était représenté au travers des participants pour la plupart doctorants.  Après un accueil par le Professeur Volker Moenning, professeur en virologie à l’université de Hanovre, s’en sont suivies deux semaines de conférences et travaux pratiques organisés par les enseignants de l’université. Ce fut l’occasion pour les participants de revoir des concepts de bases de virologie, bactériologie, parasitologie et d’épidémiologie vétérinaire mais également de s’exercer à divers gestes techniques (captures d’insectes, autopsies, cytométrie de flux…) et de s’exposer à des thématiques de recherches actuelles telles que les zoonoses chez les chauves-souris. Les soirées à Hanovre ont été l’occasion pour les participants d’échanger et de créer des liens : festival Maschseefest, visite des Jardins Royaux de Herrenhausen, dîner chez le Pr. Moenning (photo ci-dessous), barbecue à la ferme pédagogique de l’université…

En conclusion ces journées furent riches en enseignements et en échanges. Un grand merci à l’association France-Allemagne Vétérinaire d’avoir financé (exceptionnellement) ma participation à cette université d’été !


Amandine GAMBLE





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